Paris, le 11 mars 2026
La 4ème édition du Global Hiring Report de Deel, plateforme mondiale de RH et de paie, révèle que de plus en plus, les entreprises françaises et européennes recrutent proches de chez elles.
En France, les entreprises ont enregistré une croissance des embauches de 62% par rapport à 2024, principalement sur des postes data et IA, vente et marketing. Malgré un marché du travail tendu et une guerre des talents accrue, les entreprises françaises recrutent le plus possible localement (50,5%) ou en Europe, notamment en Espagne et en Allemagne. Les États-Unis dégringolent de la première place en 2024 à la troisième place en 2025. On observe cette tendance dans d’autres pays européens, comme en Suède.
« Nous observons chez nos clients français et européens un intérêt croissant à recruter plus localement, là où avant ils avaient tendance à regarder outre-atlantique. Il y a, selon nous, deux raisons majeures à cela : la première, c’est la volonté croissante pour les entreprises européennes d’être plus souveraines, en commençant par recruter, former, faire évoluer des talents locaux. La seconde est que les salaires américains sur ces postes sont très élevés, deux fois plus qu’en Europe, et que les entreprises européennes ne peuvent pas toujours suivre » analyse Maxime Hoff, porte-parole de Deel en France. Il ajoute : « ces chiffres combattent aussi l’idée reçue selon laquelle les entreprises délocalisent massivement dans des pays en développement. »
De leur côté, les entreprises américaines continuent, elles, de recruter dans le vivier européen de talents : les États-Unis arrivent en première position en France, en Allemagne et en Suède notamment, sur des postes techniques.
Méthodologie
L’étude de Deel agrège les données de plus d’un million de contrats et de plus de 37 000 clients de Deel dans 150 pays. Tous les contrats actifs sur la plateforme Deel (c’est-à-dire payés ou gérés via la plateforme) en 2025 ont été pris en compte dans l’analyse. Les comparaisons d’une année sur l’autre à partir de 2023 ou 2024 incluent tous les contrats actifs au cours de ces années. Chaque contrat est associé à une rémunération dans une devise donnée. Ces taux de rémunération ont été convertis en dollars américains (ou en devise locale, le cas échéant) en utilisant le taux de change moyen de 2025.