58 % des employeurs français ont déjà recours à une main d’œuvre flexible, contre 53 % au niveau mondial. La France est le seul pays où la diversité des missions constitue la première motivation des candidats pour intégrer ce mode de carrière. Mais seuls 48 % des candidats français associent ce modèle à une amélioration du bien-être, contre 55 % à l’échelle mondiale.
Paris, le 19 mai 2026 – Intelligence artificielle, pénuries de compétences, nouvelles attentes de la part des actifs, le travail flexible s’installe progressivement dans les entreprises françaises.
Pour les employeurs français, fini le recrutement intégral de salariés à temps plein sur des postes figés. L’heure est à la construction d’équipes flexibles, composées de profils variés (collaborateurs permanents, freelances, intérimaires, experts en mission, ou encore talents mobilisés ponctuellement en interne) en fonction des besoins de l’entreprise.
Selon le dernier rapport mondial d’Indeed mené avec YouGov auprès de plus de 10 000 employeurs et candidats dans 12 pays, la France embrasse de plus en plus franchement cette transformation du travail, mais avec une approche spécifique, plus prudente et nuancée que d’autres marchés.
Une adoption déjà bien engagée en France
- 58 % des employeurs français déclarent avoir recours à de la main d’œuvre flexible, soit davantage que la moyenne mondiale (53 %) ;
- 23 % des actifs se considèrent déjà comme des travailleurs flexibles, contre 21 % au niveau mondial ;
- 77 % des employeurs français envisagent d’accroître leur recours à ces profils à l’avenir, l’un des niveaux les plus élevés parmi les pays étudiés.
Contrairement à la tendance observée dans la plupart des pays, où la souplesse organisationnelle reste la principale motivation, les candidats français placent en tête la diversité des missions et des expériences professionnelles permise par le travail flexible (25 %). Une attente partagée par les employeurs : 24 % d’entre eux disent recourir à ces profils pour bénéficier de perspectives nouvelles et enrichir les équipes, un niveau supérieur à la moyenne mondiale.
Une adhésion plus mesurée en France que dans d’autres pays
Seuls 54 % des candidats français considèrent aujourd’hui la flexibilité comme importante pour leur carrière, soit dix points de moins que la moyenne mondiale (64 %). En matière de bien-être, les écarts sont encore plus marqués : 48 % des candidats français et 65 % des employeurs estiment que l’emploi flexible améliore le bien-être au travail, contre respectivement 55 % et 70 % au niveau mondial.
Cette prudence contraste avec l’optimisme observé en Inde, où 69 % des candidats considèrent que le travail agile améliore le bien-être et 67 % estiment qu’il offre de meilleures perspectives de carrière. Au Royaume-Uni, l’adoption reste ralentie par un faible recours à l’IA (37 % des employeurs et 58 % des candidats ne l’utilisent pas pour renforcer le travail flexible). En Allemagne, la flexibilité est avant tout envisagée comme une réponse aux pénuries de talents (37 % des employeurs, contre 17 % à l’échelle mondiale). Aux États-Unis, les candidats se montrent particulièrement préoccupés par l’instabilité des revenus (42 % contre 32 % à l’échelle mondiale).
Méthodologie
Le « Global Talent Report 2025 d’Indeed » repose sur une enquête en ligne menée entre le 18 juillet et le 5 août 2025, en partenariat avec YouGov, auprès de 10 283 répondants (7 317 candidats et 2 966 employeurs) dans 12 pays.
Contact presse : L’équipe Hotwire pour Indeed – indeedfr@hotwireglobal.com