Selon une étude menée par le cabinet de recrutement Robert Half auprès de 500 responsables du recrutement en France (enquête réalisée par une société de recherche indépendante en juin 2026, couvrant les domaines Finance & Comptabilité, IT & Tech, Juridique et Fonctions support spécialisées), les employeurs français maintiennent leurs prévisions d’embauche d’ici la fin de l’année 2026, malgré un contexte économique incertain.
Près d’un tiers (29 %) des recruteurs prévoient d’embaucher de nouveaux collaborateurs en CDI avant la fin de l’année. Par ailleurs, 28 % envisagent des recrutements en intérim. Les domaines qui recrutent le plus au second semestre 2026 sont la cybersécurité, la gestion de projets IT, la comptabilité, la gestion des risques et la conformité, ainsi que les fonctions administratives et le support client.
« Les entreprises continuent d’embaucher des profils aux compétences rares, ceux-là même qui soutiendront directement les objectifs stratégiques de l’entreprise », déclare Matthieu Imbert-Bouchard, Managing Director de Robert Half France. « Les employeurs adoptent une approche ciblée pour recruter, en donnant la priorité aux profils spécialisés et en investissant dans la formation et la montée en compétences de leurs collaborateurs. »
L’IT & Tech, secteur le plus actif en recrutement
L’IT & Tech est le secteur le plus actif en matière de recrutement : 32 % des entreprises prévoient de renforcer leurs équipes en CDI, portées par les besoins en compétences digitales, cybersécurité et transformation digitale. Détail des intentions de recrutement par spécialisation et type de contrat :
- Finance et Comptabilité : 25 % en CDI, 34 % en intérim, 27 % en mode projet
- IT et Tech : 32 % en CDI, 28 % en intérim, 26 % en mode projet
- Juridique : 27 % en CDI, 22 % en intérim, 21 % en mode projet
- Fonctions support spécialisées : 30 % en CDI, 27 % en intérim, 22 % en mode projet
Face aux pénuries de compétences, une stratégie multi-approches
Pour faire face aux pénuries de compétences persistantes et aux défis liés à la rareté des profils spécialisés, les entreprises adoptent une stratégie à plusieurs volets. Près de la moitié d’entre elles (46 %) prévoient d’investir dans la formation, la reconversion et la montée en compétences des collaborateurs, tandis que 41 % prévoient de repenser les fonctions et les modes de travail. Près d’un tiers des entreprises françaises (31 %) prévoient par ailleurs de renforcer leurs efforts pour attirer les talents externes. Selon l’étude, les employeurs recherchent des candidats capables d’associer expertise technique, esprit critique et communication, l’intégration de l’IA en entreprise n’altérant pas le besoin de talents qualifiés.
« Alors que les organisations continuent de faire face à des pénuries de compétences et à un vieillissement de la population active, elles investissent dans la formation de leurs collaborateurs et dans la technologie, tout en rivalisant pour attirer les talents les plus qualifiés », ajoute Matthieu Imbert-Bouchard. « Les entreprises ont de plus en plus besoin de professionnels capables d’utiliser l’IA efficacement, tout en apportant une pensée critique, un jugement et des compétences en communication que la technologie ne peut fournir à elle seule. »
