Paris, le 13 octobre 2026 – Chaque trimestre, Hellowork, premier acteur digital français de l’emploi et du recrutement, publie son baromètre pour décrypter l’évolution du marché du travail. Au troisième trimestre 2026, 2,22 millions d’offres d’emploi ont été diffusées sur la plateforme, tous contrats confondus. Sur la base d’indicateurs lissés sur 12 mois glissants, leur volume recule de 3,1 % par rapport au deuxième trimestre, après −4,9 % au T1 et −4,1 % au T2. La baisse perd ainsi en intensité pour le deuxième trimestre consécutif, sans traduire pour autant une reprise.
Les enseignements à retenir
La baisse des offres ralentit, à −3,1 % au T3 ; septembre affiche un recul mensuel limité à −0,7 %. L’intérim résiste mieux que les CDI et CDD : −1,8 %, contre −4,3 % pour les CDI et −6,4 % pour les CDD ; l’alternance est presque stable (−0,6 %). Toutes les grandes régions restent orientées à la baisse, de −1 % dans les Pays de la Loire et en Occitanie à −6 % en Île-de-France. Le secteur santé-social progresse de 5 %. Sur les neuf premiers mois de 2026, l’Île-de-France concentre 41 % des offres nécessitant de fortes compétences en Data et IA, contre 7,5 % des offres du secteur industriel.
« Le marché de l’emploi ne s’effondre pas, mais ses rouages continuent de se gripper. Les multiples incertitudes internationales et nationales conduisent les entreprises à reporter leurs investissements et les salariés en poste à différer leurs projets de mobilité professionnelle, alimentant la baisse des recrutements observée depuis le second semestre 2024. Pourtant, des pans entiers de l’économie peinent toujours à recruter, notamment dans le soin, la santé et les services à la personne, mais aussi dans certaines activités industrielles, dont la défense, où la localisation des emplois accentue les difficultés », commente David Beaurepaire, Directeur délégué au développement de Hellowork.
Une baisse moins forte
Les évolutions mensuelles invitent à la prudence : après un recul limité à 0,8 % en juin, la baisse s’est accentuée en juillet (−1,3 %) et en août (−1,2 %), avant une nouvelle amélioration en septembre (−0,7 %). La trajectoire reste irrégulière et aucun retournement n’est encore établi.
L’intérim résiste mieux, les employeurs restent prudents sur les CDI et CDD
L’intérim représente 44 % des offres diffusées, devant le CDI (42 %). Sa résistance repose sur ses trois principaux domaines : le BTP et la construction (23 % des offres), la production et la maintenance industrielle (23 %), ainsi que la logistique, le transport et la supply chain (17 %), qui concentrent près des deux tiers des offres d’intérim. Leur recul reste contenu au T3 : −3 % pour le BTP et −1 % pour chacun des deux autres domaines.
Toutes les régions reculent, avec une meilleure résistance dans l’Ouest et en Occitanie
L’Île-de-France enregistre la baisse la plus importante (−6 %), notamment sous l’effet du recul des offres dans la distribution et les achats, les ressources humaines, la formation et le recrutement, ainsi que le commerce. Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Normandie affichent −5 % chacune. À l’inverse, les Pays de la Loire et l’Occitanie limitent leur recul à −1 %, devant la Nouvelle-Aquitaine et la Bretagne (−2 % chacune).
La santé-social se démarque
Sur le périmètre des CDI, CDD et alternances, le secteur santé-social concentre 15 % des offres et progresse de 5 % sur un trimestre. À l’inverse, les offres en comptabilité, gestion, finance et audit reculent de 8 %, celles des fonctions commerciales de 7 %, la production et la maintenance industrielle de 6 %, les techniciens et l’ingénierie industrielle de 8 % et les bureaux d’études et la R&D de 7 %. En intérim, le secteur santé-social progresse également de 5 % et représente 9 % des offres de ce type de contrat. Trois des cinq métiers proposant le plus d’offres en CDI relèvent du soin ou des services à la personne : l’auxiliaire de vie arrive en tête, devant l’aide ménager, le collaborateur comptable, l’infirmier et le technicien de maintenance industrielle. En intérim, l’infirmier occupe la première place, devant le cariste, l’opérateur de production, l’aide-soignant et le maçon.
Focus géographique : des opportunités très différentes selon les métiers
De janvier à septembre 2026, la part des offres localisées en Île-de-France varie de 1,3 % dans l’agroalimentaire à 68,5 % dans la publicité. Les domaines de la publicité, du marketing et de la communication sont les plus concentrés (68,5 %, 45,4 % et 42 %). Les métiers de la Data et de l’IA affichent 41 % d’offres franciliennes, contre 29,4 % pour l’informatique dans son ensemble. L’Île-de-France rassemble 34,7 % des offres en finance, contre 12,2 % en comptabilité, et 45,4 % des offres en marketing, contre 18,8 % dans le commerce. À l’inverse, seuls 6,3 % des offres en production, 7,1 % dans le BTP, 7,5 % dans l’industrie et 13,9 % en ingénierie se situent en Île-de-France.
Méthodologie
Baromètre établi à partir des offres d’emploi diffusées sur Hellowork, tous contrats confondus. Les volumes et évolutions trimestrielles et mensuelles sont présentés sur la base de moyennes sur 12 mois glissants ; les évolutions du T3 2026 sont comparées au T2 2026. Le focus sur la concentration des offres en Île-de-France porte sur les 6,9 millions d’offres diffusées de janvier à septembre 2026.
À propos de Hellowork group
Hellowork group est le premier acteur français de l’emploi, du recrutement et de la formation. Fort de 600 collaborateurs et de 135 M€ de commandes en 2025, ses services sont utilisés par plus de 80 000 professionnels et 5 millions d’utilisateurs chaque mois, et permettent plus de 8 000 recrutements chaque jour. Hellowork group est une société du Groupe Télégramme.
