Etude Robert Half : Les 3 grandes tendances de recrutement qui vont marquer les entreprises françaises en 2026

Intentions de recrutement et projections macroéconomiques en France

 

Entre créations de postes et embauches stratégiques : 

Les 3 grandes tendances de recrutement qui vont marquer les entreprises françaises en 2026

Paris, le 2 février 2026 – L’économie française aborde 2026 sur une trajectoire de reprise progressive avec une croissance du PIB qui devrait atteindre 1 %, soutenue par le reflux de l’inflation, la stabilisation du pouvoir d’achat et une reprise graduelle de l’investissement des entreprises. Pour autant, le contexte reste fragile avec une dette publique élevée, des incertitudes politiques et tensions géopolitiques persistantes ainsi qu’une pression réglementaire, qui continuent de peser sur les décisions économiques.

Dans ce paysage contrasté, les entreprises françaises adaptent leurs stratégies de recrutement avec une approche plus sélective et stratégique de l’emploi, centrée sur les fonctions essentielles à la performance, à la transformation et à la résilience des organisations.

La nouvelle étude Robert Half sur les intentions de recrutement indique que 37 % des entreprises prévoient de créer de nouveaux postes au premier semestre 2026, un niveau inédit depuis début 2024. Cette dynamique repose principalement sur la finance, l’IT, le juridique et les fonctions support spécialisées, tandis que le recours à des ressources flexibles et en mode projet s’impose comme un levier clé pour absorber l’incertitude sans fragiliser les structures.

« En 2026, les entreprises françaises ne recrutent pas dans une logique de rattrapage, mais de sécurisation. La reprise est réelle, mais elle reste conditionnée à un environnement économique et politique encore instable. Les employeurs privilégient donc les fonctions capables de piloter la complexité et combinent recrutements pérennes et flexibilité pour rester agiles. Ce que nous observons, c’est un marché de l’emploi plus mature, plus stratégique, où chaque embauche doit avoir un impact mesurable sur la résilience et la transformation de l’entreprise » précise Matthieu Imbert-Bouchard, Managing Director Robert Half France

  1. Une reprise des recrutements ciblée, en miroir avec une croissance encore fragile

La croissance économique amorcée (prévue à 1% au 1er semestre 2026) permet aux entreprises de relancer les embauches, mais de manière mesurée. 82 % des entreprises interrogées prévoient de recruter ou de maintenir leurs effectifs dans les fonctions finance, IT, support et juridique, traduisant une volonté de sécuriser les compétences essentielles plutôt que d’augmenter les effectifs de manière extensive.

Les recrutements en CDI restent privilégiés, avec 37 % des entreprises prévoyant d’augmenter leurs effectifs permanents en 2026, après une moyenne à 32 % sur 2025.

En parallèle, les taux de rétention demeurent aussi élevés :

  • 45 % en CDI,
  • 47 % en CDD/intérim
  • et 39 % en mode projet

Cette dynamique reflète une transformation profonde des arbitrages RH : les entreprises recrutent moins pour croître que pour sécuriser leur activité, renforcer leur résilience et préparer les transformations à venir.

  1. Le recrutement flexible et en mode projet devient un pilier structurel

Dans un environnement encore volatil, la flexibilité s’impose comme un levier stratégique. Le recours à des ressources en mode projet progresse fortement, atteignant 37 % des intentions de recrutement au premier semestre 2026, contre 20 % au premier semestre 2024, soit une hausse de 17 points en deux ans.

Cette tendance est particulièrement marquée dans les fonctions exposées aux enjeux de transformation, de conformité et de digitalisation :

  • Finance et comptabilité : 45 % des entreprises prévoient de recruter en mode projet (+16 points par rapport au S2 2025)
  • IT & Tech : 40 % (+13 points)
  • Juridique : 28 % (+15 points)

 

Le recrutement en CDD et intérim reste également résilient, avec 28 % des entreprises envisageant une expansion de leurs effectifs sous contrats flexibles. Cette combinaison entre recrutements permanents et flexibles permet aux entreprises de maîtriser les risques, tout en mobilisant rapidement des expertises critiques.

  1. Fonctions support, finance, IT et juridique : les piliers de la stabilité opérationnelle

Le retour en force des fonctions support

Longtemps considérées comme ajustables, les fonctions support connaissent en 2026 un net regain d’intérêt. 36 % des entreprises prévoient de créer des postes en CDI dans le support administratif, la relation client et les RH, contre 21 % au second semestre 2025, soit une hausse de 15 points.
Les recrutements en mode projet progressent également fortement (34 %, +14 points), traduisant la volonté de consolider les équipes pour accompagner les transformations internes.

Les besoins se concentrent principalement sur le service client et l’assistance clientèle (34 %), le support administratif (32 %) et l’administration des ressources humaines (28 %).

Finance et IT : piloter la performance et la transformation

En finance et comptabilité, 41 % des entreprises prévoient de créer des postes en CDI (+8 points), avec une forte demande en contrôle de gestion (59 %), comptabilité (53 %) et paie (36 %), dans un contexte de pression sur les coûts et de complexification réglementaire.

Côté IT & Tech, 42 % des entreprises envisagent des créations de postes permanents (+8 points). Les priorités portent sur la cybersécurité (33 %), la gestion de projets IT et la conduite du changement (27 %) et le développement de logiciels et d’applications (26 %), confirmant le rôle central du numérique dans la résilience des organisations.

Juridique : sécuriser dans un environnement réglementaire plus exigeant

Le secteur juridique enregistre la plus forte progression des intentions d’embauche. 30 % des entreprises prévoient de créer des postes en CDI, contre 13 % six mois plus tôt, soit +17 points. Les recrutements sont tirés par le droit du travail (30 %), la gestion des risques (22 %) et le droit des contrats (21 %), reflet d’un environnement réglementaire, social et juridique de plus en plus complexe.

par Pepito

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